Plus d’un an après la pause consacrée à la naissance de sa fille, Anaïs Chevalier-Bouchet est revenue plus forte que jamais sur les circuits cet hiver. En rehaussant ses skis et en reprenant la carabine, l’Iséroise a très vite su renouer avec les médailles et podiums. Portrait d’une biathlète cumulant les succès.

Un haut niveau depuis l’enfance

Née le 12 février 1993 à Saint-Martin-d’Hères dans l’Isère, Anaïs Chevalier-Bouchet est une biathlète qui ne cesse de briller depuis sa jeunesse. Dès ses débuts en 2011, elle devient vice-championne du monde jeune de sprint et de poursuite. Elle réitère l’exploit en devenant championne du monde junior de sprint l’année suivante. Il n’est donc pas étonnant qu’elle rejoigne très vite les rangs de l’Équipe de France. Fin de saison 2010-2011, au circuit de l’IBU Cup, Anaïs Chevalier-Bouchet réalise sa première course à Annecy. Elle part à la conquête de ses premiers podiums en relais féminin puis en mixte lors de la saison 2011-2012. La biathlète participe également aux championnats d’Europe en 2013 à Bankso où elle est titrée chez les juniors pour ses performances en individuel et en relais mixte. Au cours de la saison 2013-2014, elle participe à la coupe du monde. Là encore, la biathlète s’affirme et assure une troisième place au relais féminin avec les sportives Marie-Laure Brunet, Sophie Boilley et Anaïs Bescond. En 2014, Anaïs Chevalier-Bouchet est sélectionnée pour les Jeux olympiques de Sotchi, mais ne ramène pas de médaille. Après cette expérience, elle termine à la huitième position à Kontiolahti et figure au top 10 en individuel pour la première fois.

Anaïs Chevalier-Bouchet, une biathlète qui cumule les succès

La biathlète poursuit son ascension et concourt aux côtés d’Anaïs Bescond et des frères Simon et Martin Fourcade en 2014-2015, au relais mixte à Ostersund où l’équipe sort victorieuse.

Aux championnats d’Europe à Otepaa, c’est avec sa sœur Chloé Chevalier, mais aussi avec Julia Simon et Coline Varcin qu’elle obtient une médaille de bronze. Une blessure au dos entache toutefois la fin de saison, l’obligeant à s’absenter provisoirement des circuits. Avant son grand retour, la biathlète repasse par l’IBU Cup lors de la saison 2015-2016 où elle s’impose et multiplie les belles performances en sprint et relais mixte simple.

En 2016-2017 elle participe d’entrée de jeu à au circuit de la coupe du monde et prends la seconde place au relais féminin avec ses compatriotes Justine Braisaz, Célia Aymonier et Marie Dorin Habert. Quelques jours plus tard, elle profite des erreurs commises par ses adversaires pour se classer deuxième en sprint avec un 10/10 au tir : c’est son tout premier podium en coupe du monde.

Inarrêtable, le lendemain, elle gagne la poursuite avec un 19/20 au tir.

Une succession de victoires et de bons résultats s’enchaînent faisant d’Anaïs Chevalier-Bouchet une biathlète d’exception. Pour sa première course aux championnats du monde à Hochfilzen, au relais mixte accompagné de Martin Fourcade, Quentin Fillon Mailet et Marie Dorin-Harbert, l’équipe allie ses atouts pour prendre la seconde place. En février 2017, Anaïs Chevalier-Bouchet décroche sa première médaille individuelle en championnat du monde.

Victime d’un accident de la route la même année, renversée par une voiture alors qu’elle s’entraînait, la biathlète doit mettre un terme à sa saison.

Plus redoutable que jamais, l’Iséroise revient en 2018 en coupe du monde. Elle contribue à la victoire de l’Équipe de France lors du relais avec Anaïs Besond, Célia Aymonier et Justine Braizas. Aux Jeux olympiques de Pyeongchang, elle termine 16e du sprint, 24e de la poursuite, 28e de l’individuel et 29e de la mass-start. Au relais, la France se positionne à la troisième place et reçoit une médaille de bronze. À Kontiolahti, elle gagne le relais mixte simple avec Antonin Guigonnat. La biathlète continue à produire des performances intéressantes et finit en troisième place au mass-start à la coupe du monde de Tyumen.

Le début de saison 2018-2019 qu’elle réalise la positionne comme la meilleure biathlète française. Anaïs Chevalier-Bouchet enchaîne les podiums : trois consécutifs et plusieurs arrivées dans le top 10 ce qui lui vaut d’être en quatrième position au classement général de la coupe du monde. La même saison, elle obtient encore quelques podiums et participe à d’autres victoires.

En 2019-2020, la biathlète quitte les circuits et l’univers du biathlon pour se consacrer à sa vie de famille. Mais, attention, elle se fait remarquer dès son retour ! Anaïs Chevalier-Bouchet remporte deux titres de championne de France au sprint puis à la poursuite à l’automne 2020. Sur sa lancée, elle monte sur le podium de l’épreuve relais mixte d’Oberhof avec Justine Braizas, Fabien Claude et Quentin Fillon Maillet. Elle ira même prendre la troisième place en individuel à Antholz-Anterselva. Pour l’ouverture du relais mixte aux championnats du monde 2021 la biathlète et choisie pour rejoindre Emilien Jacquelin, Quentin Fillon Maillet et Julia Simon : ils finiront à la cinquième place. Sur le sprint, elle emporte tout simplement la médaille d’argent en signant le meilleur temps au ski. Elle confirme son retour sur la poursuite en remportant le bronze.

Sponsors matériel et palmarès d’Anaïs Chevalier-Bouchet

Sponsors

Club : CO 7 Laux


Bâtons : Swix


Skis : Rossignol


Lunettes : Julbo


Gants : Roeckl


Chaussures : Rossignol


Fixations : Rossignol


Carabine : Anschutz

Palmarès

Jeux Olympiques :

2018 : Médaille de bronze au relais


Championnats du monde

2021 : Termine seconde au 7,5 km
Se classe à la troisième position au 10 km poursuite

2017 : Deuxième au relais mixte
Troisième au 7,5 km
Se place en troisième au relais

2016 : Termine en seconde position au relais


Championnats d’Europe :

2016 : Arrive en seconde position au relais

Depuis le début de sa carrière, Anaïs Chevalier-Bouchet comptabilise 35 podiums, 14 individuels, 16 en relais et 5 en relais mixte pour un total de 8 victoires, 12 deuxièmes places et 15 troisièmes places. Malgré des arrêts contraints, elle possède un joli palmarès. Et, la biathlète l’affirme : elle ne compte certainement pas en rester là !