En bon sprinter, Lucas aime pousser fort sur les bâtons ! C’est l’inventeur du « no limit », concept auquel il a initié ses camarades à son entrée dans l’Équipe nationale : une ambition sans complexe face à la concurrence – y compris et surtout scandinave.

Vague de fond

Lucas Chanavat est né le 17 décembre 1994 au Grand-Bornand en Haute-Savoie. Dans cette station de sports d’hiver, il lui est facile de s’initier au ski dès ses premiers pas ou presque. S’il montre d’abord plus de qualités en alpin, cet amoureux de la nature et adepte du dépassement de soi finit par choisir le fond. Dès le collège, Lucas a dans la tête une carrière dans le haut niveau, inspiré par le Norvégien Petter Northug. Chavanat est à Bessans pour sa première course FIS en décembre 2011 et termine 18e du 10 km.

Dans la catégorie Juniors, Lucas participe à ses premiers Championnats du monde en 2014 en Italie où il parvient à passer les qualifications : éliminé en quarts de finale, il termine 13e du Sprint. En septembre, une opération du dos l’éloigne de la compétition pendant près d’un an.

Membre à part entière du groupe Sprint de l’Équipe de France de Ski de fond, Lucas Chanavat rejoint les autres “poneys” Cyril Gaillard, Cyril Miranda, Renaud Jay, Paul Goalabré et Baptiste Gros.

Le 13 décembre 2015, il inaugure sa première saison en Coupe du monde à Davos : 16e du Sprint Libre. À la fin de la saison, il réalise un résultat comparable sur l’épreuve citadine de Stockholm. En janvier, il avait réussi à terminer 2e derrière Federico Pellegrino à l’issue des qualifications dans l’épreuve de Sprint de Planica. L’Italien décroche cette année-là le petit Globe de la spécialité. Pour sa part, Lucas remporte en 2016 le titre de Champion du monde de Sprint aux Mondiaux des moins de 23 à Râșnov.

En 2016-2017, Chanavat est sur toutes les épreuves de Coupe du monde et grimpe sur son premier podium à PyeongChang avec Baptiste Gros, son compère sur le Sprint par équipe. Lucas termine la saison de Coupe du monde 8e du Classement Final Sprint et 3e du Général U23, dominé par Johannes Høsflot Klæbo.

Tête de proue

En 2017-2018, Chanavat monte quatre fois sur le podium. Il termine 3e derrière Sergey Ustiugov et Federico Pellegrino en décembre à Lenzerheide puis à Dresde où il talonne Klæbo dans le Sprint remporté par Pellegrino. Sa 2e place à Seefeld, derrière le prodige norvégien, attire l’attention juste avant les Jeux d’Hiver de PyeongChang où Lucas va disputer sa première épreuve olympique en Sprint Classique. De retour en France, il monte sur la 3e marche du podium du Sprint lors des Finales de la Coupe du monde à Falun. Il est 3e du Classement Final Sprint.

Lucas Chanavat fait le deuxième meilleur temps des qualifications du Sprint de Davos le 15 décembre 2018 mais c’est Baptiste Gros qui prend la 3e place derrière Pellegrino et Klæbo. Au Sprint de Toblach, Lucas et Richard Jouve restent dans les skis du Norvégien et les Tricolores décrochent respectivement la 3e et la 2e place.
C’est à Cogne, en février, que Chanavat réalise le septième podium de sa carrière, au coude à coude avec Francesco De Fabiani qui prend finalement, pour quelques centimètres, la 2e place de l’épreuve remportée par son compatriote Pellegrino.

Le sprinter de l’Équipe de France de Ski de fond termine la saison à la 6e place du Classement Final de sa spécialité et meilleur Français au Classement Général (22e).

Sponsors

Club : Armées / EMHM Le Grand-Bornand


Bâtons : Swix


Skis : Fischer


Lunettes : Bliz


Gants : Swix


Chaussures : Fischer


Fixations : Fischer

Palmarès

Jeux olympiques :

2018 : 34e du Sprint Classique


Championnats du monde

2019 : 5e du Relais Sprint


Coupe du monde :

2018-2019 : 2 podiums

2017-2018 : 3e du Classement Final Sprint

4 podiums

2016-2017 : 1 podium 

Soit un total de 7 podiums dont 2 deuxième place et 5 troisième place


Championnats du monde Jeunes /Juniors

2016 : Champion du monde U23 de Sprint Libre

Lucas Chanavat s’est fait opérer de la hanche fin mars, assez tôt dans l’année pour avoir le temps nécessaire à sa rééducation puis la reprise de l’entraînement. Sans Mondiaux au programme de la saison 2019-2020, le fondeur va partir en chasse de sa première victoire en Coupe du monde. Les Italiens, “Norges” et autres Scandinaves sont avertis.